Je vous emmène faire un petit tour en Ecosse,

terre mystérieuse qui évoque en chacun de nous

l'hostilité d'un pays encore intact et
L'ECOSSE, UN PAYS A PART
incroyablement préservé. J'ai eu la chance d'y rester 4 mois pour y travailler, ce qui m'a laissé le temps d'explorer ces étendues sauvages et de m'émerveiller chaque jour face au spectacle que m'offrait la nature. Je me souviens de ces fraîches matinées de printemps où nous restions assis dans la bruyère à écouter les parades incessantes
du célèbre lagopède d'Ecosse, des courlis cendrés ou autres bécassines des marais. Parfois nous avions la chance d'apercevoir le furtif faucon émerillon en pleine action ou de croiser du regard cet étrange rapace nocturne au vol si souple et élégant, le hibou des marais.

Laissez-moi maintenant vous raconter cette rencontre du troisième type qui fut un moment important de mon voyage. Vos yeux s'écarquillent, une goutte de sueur perle le long de votre

joue, et votre cœur s'emballe tels sont les symptômes ressentis lorsque vous entrez sur le domaine du grand tétras ou capercaillie, cet oiseau est le plus grand de la famille des tétras européens mais aussi le plus fragile

et le plus sensible à l'activité humaine. Il connaît malheureusement en France et en Ecosse une baisse constante de ses effectifs. Je me considère comme un privilégié d'avoir pu découvrir ce seigneur dans son milieu naturel entouré des plus grands spécialistes de l'espèce. Je n'oublierai jamais cette étrange sensation, ce mélange de bonheur intense et de tristesse, comme si je le saluais pour la dernière fois.

Quittons maintenant les hautes terres pour rejoindre un autre sanctuaire, celui des oiseaux et des mammifères marins. Les côtes écossaises abritent des populations impressionnantes de guillemots, pingouins, macareux, mouettes, et autres.
Quel plaisir d'observer ces oiseaux se chamailler dans un interminable brouhaha, jouer avec les vents forts du large, convoiter leur partenaire pour se préparer à la reproduction, d'éveiller leur curiosité, et de partager leur intimité.

C'est dans ses moments uniques que l'on prend conscience de la fragilité de ces écosystèmes incroyablement fonctionnels, fait d'échanges et de relations.

Une fois revenu d'Ecosse on se prépare déjà à y retourner…

Julien Renet